Comment l’ancien conseiller de Le Pen, Mégret et Villiers a fait triompher la ligne droitière du président.

‎”J’AI HÂTE DE RETROUVER LES FRANÇAIS”

Il est vrai qu’il nous a perdu de vue depuis un bail !

“IMAGINEZ VOUS LE CAPITAINE DU NAVIRE DÉSERTER ?”

C’est évident qu’ils nous a menés en bateau.

En proposant un référendum pour punir les chômeurs qui refuseraient une formation ou un emploi, Nicolas Sarkozy stigmatise les victimes de la crise, pour ne pas aborder les vrais sujets comme une fiscalité redistributive, la mauvaise gestion de la crise européenne et la fraude des employeurs, estime Guillaume Duval dans sa chronique sur Radio Nova.

Dans une interview au Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy propose, s’il est réélu, d’organiser un référendum pour priver les chômeurs d’indemnités s’ils refusent un emploi. Et cela vous a choqué. 

Plus que ça : cela m’a révolté… Tout le monde s’en souvient : Nicolas Sarkozy avait été élu il y a cinq ans sur le thème du « travailler plus pour gagner plus ». Et il a complètement échoué sur ces deux plans : il y aujourd’hui 1 240 000 inscrits à Pôle emploi de plus qu’en mai 2007 et la majorité des Français ont perdu du pouvoir d’achat depuis cinq ans… Il aurait pu essayer de nous dire : « Je sais que je n’ai pas tenu mes promesses, mais, vous le savez, c’est de la faute de la crise qui nous est venu d’Amérique et voici ce que je vais faire si je suis réélu pour corriger le tir et faire repartir l’activité et donc l’emploi ». Au lieu de cela, il ne trouve rien de mieux que de s’en prendre aux chômeurs en les traitant, en substance, de parasites et de paresseux. Il faut vraiment n’avoir jamais cherché un emploi de sa vie, pour s’imaginer que la hausse actuelle du chômage puisse s’expliquer par la mauvaise volonté des chômeurs à travailler….

Que cherche Nicolas Sarkozy avec un tel discours ? 

Pas facile à comprendre. Il pense sans doute que faire des chômeurs les boucs émissaires de son échec en dénonçant l’« assistanat », plaira aux travailleurs indépendants et aux retraités qui constituent le socle de son électorat. Tout comme le recours à la procédure plébiscitaire du référendum pour légitimer cette chasse aux chômeurs. Il s’agit aussi sans doute, en braquant les projecteurs sur les « abus » des pauvres, de détourner l’attention des inégalités qui se sont creusées et de limiter la pression en faveur de mesures fiscales plus redistributives, à laquelle il n’entend pas céder. Mais le plus probable c’est quand même, qu’à force d’être coupé du monde « normal » à l’Elysée, avec la cour qui l’entoure, il a largement perdu contact avec la réalité et ne se rend pas bien compte de l’énormité de la proposition qu’il vient de formuler…

C’est quand même vrai que ce n’est pas de sa faute si la crise est passée par là…

Certes, cette crise est à l’origine une crise américaine mais s’il y a aujourd’hui nettement plus de chômeurs en France et en Europe qu’en 2009, dans la foulée de la chute de Lehman Brothers, c’est bien à cause de la mauvaise gestion de la crise au sein de la zone euro. Aux Etats-Unis, malgré toutes les bagarres entre les républicains et Barack Obama, le chômage est en nette baisse et l’activité est repartie. Alors que l’Europe retombe en récession et que le chômage y dépasse de nouveau les sommets des années 1990. Et partout les tensions sociales et politiques s’accumulent : comme on l’a vu le week-end dernier à Athènes, le risque est de moins en moins négligeable que l’Europe soit  bientôt à « feu et à sang ». Dans ce fiasco, la responsabilité de Nicolas Sarkozy est majeure. Depuis deux ans en Europe, Angela Merkel et lui sont en effet quasiment seuls à la manœuvre, c’est le fameux Merkozy. Et Nicolas Sarkozy ne manque jamais une occasion de souligner combien ils partagent la même vision de la stratégie à mener pour sortir l’Europe de la crise…

Peut-être mais la fraude sociale existe et, dans un contexte de finances publiques dégradées, il n’est pas illégitime de serrer les boulons, non ?

Parlons-en. La fraude des assurés sociaux, chômeurs ou non, existe en effet. Et il y a lieu de la combattre : il n’y aucune raison que ces systèmes profitent à des gens qui en abusent aux dépens de ceux qui en ont vraiment besoin. Mais tous ceux qui se sont penchés sur la question savent bien que le principal foyer de pertes financières pour les systèmes sociaux, c’est le travail au noir et la non-déclaration par les employeurs. Cette fraude des patrons pèse au moins cinq fois plus que celle des assurés sociaux. De plus dans l’explosion actuelle de la précarité, l’usage abusif et illégal que font à très grande échelle les employeurs de l’intérim ou des contrats à durée déterminée joue un rôle essentiel. Si on veut vraiment combattre la fraude sociale pour limiter les déficits publics et faire respecter le droit du travail, c’est surtout du côté des patrons qu’il faudrait sévir. Mais ça, ce n’est pas la tasse de thé de Nicolas Sarkozy…

Chômage : les chiffres sont truqués en Allemagne comme en France

Le modèle économique allemand, encensé pour sa croissance et son dynamisme, ne semble pas aussi enviable qu’il n’y paraît. En particulier concernant le chômage, dont les chiffres seraient truqués pour cacher le fait qu’une partie de la population vit dans la précarité. De même qu’en France, où le taux de chômage officiel n’est pas le reflet exact de la réalité. Petite démonstration par Philippe Murer, professeur de finance à la Sorbonne.

En utilisant deux méthodes différentes,  on peut évaluer le taux de chômage en France entre 16 et 20% de la population en âge de travailler. L’Allemagne serait à 15%. 
En lisant les quatre articles en annexe et en fouillant longtemps dans les statistiques, je me suis rendu compte que les chiffres allemands semblent faussés. Il faut dire que les chiffres français du chômage ne sont pas réalistes non plus. 

Une responsable de l’Arbeitsagentur d’Hambourg (Pôle-emploi allemand) souhaitant garder l’anonymat, ne cache pas sa colère. 
« Qu’on arrête de parler de miracle économique. Aujourd’hui, le gouvernement répète que nous sommes aux alentours de 3 millions de chômeurs, ce qui serait effectivement historique. La réalité est toute autre, 6 millions de personnes touchent Hartz IV,… » 

Récemment la polémique a été relancée après que le quotidien Die Welt a rapporté, dans son édition du 27 septembre, que les chiffres du chômage des seniors sont « truqués ». D’après le journal conservateur, un chômeur de plus de 58 ans sur deux n’est plus répertorié dans les chiffres de la Bundesagentur für Arbeit  (Agence fédérale du travail). 

Par une magouille comptable et dialectique, le pôle emploi allemand aurait fait sortir 211 000 chômeurs seniors des listes. Le crédo du Silberschatz (littéralement, le « trésor de l’expérience » des seniors), chanté par la ministre du Travail, Urula Van der Leyen, qui répète que « les principaux bénéficiaires du redressement du marché du travail allemand sont les 58 ans et plus » a depuis pris du plomb dans l’aile. Interpelé sur la question par Klaus Ernst, le chef de file de la Linke (parti politique de gauche) le porte-parole ministère du Travail a d’ailleurs dû reconnaître que « début 2011, seulement 43 % des seniors bénéficiaires du chômage étaient enregistrés sur les listes. » 

« Les 4,9 millions d’adultes sont en fait des chômeurs, des quasi-chômeurs — qui travaillent moins de 15 heures par semaine — ou des précaires. Les plus touchés sont les familles monoparentales et les seniors », souligne Brigite Lestrade, auteur d’une étude sur les réformes 

La réalité du chômage en France et en Allemagne est donc largement sous-estimée par les chiffres officiels 
La question est désormais de savoir pourquoi.  
Philippe Murer est professeur de finance à la Sorbonne et membre du Forum Démocratique. 

(Source : marianne2.fr)

(Source : mafrance)

nicolasdumoulin:

Jonone Ft. l’Abbe Pierre

Such a great show… VIdEO ;)

(Source : )

cfresc:

Henri Cartier-Bresson

Portrait: Henri Marie Joseph Grouès (Abbé Pierre)

"Maintenant que nous savons
que les riches sont des larrons,
Si ni notre père, notre mère,
n’en peuvent purger la terre,
Nous, quand nous aurons grandi,
nous en ferons du hachis.”
— Louise Michel (1830-1905)"
— Louise Michel (1830-1905)

(Source : framboisesetcie)